Canada 2 – Arrivée à Montréal

Montréal – jour 2 – 11 septembre 2015

Une nuit blanche dans un aéroport. Une vie qui s’étire sans aucun repère dans cet endroit sans lumière du jour. J’ai l’impression d’avoir passé des semaines ici. Enfin, nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement. Un bébé hurle à la mort. Voilà qui entache légèrement mon excitation du départ. Tout ça, ç cause d’une maman qui refuse de donner le sein en public. Tout ça a cause d’un public qui lui donne peur d’être jugée? Et moi qui juge…

Cela ne m’empêche pas d’avoir le même sentiment jouissif de liberté lorsque les roues quittent le sol européen. J’ai le plaisir de regarder des films qui me plaisent sur le petit écran du siège de devant, finir mon livre et écouter de la musique.

Lorsque je vois les étendues immenses d’arbres sous mes yeux, je réalise soudain l’envergure de notre aventure, le cran que nous avons eu de nous lancer dans ce périple. Une foule de sentiments se bousculent. L’excitation, l’adrénaline, le bonheur, la curiosité, l’envie… J’ai hâte et j’y suis déjà. L’arrivée est légèrement décevante avec une heure quarante d’attente à la douane. La récupération de nos sac à dos et les vingt bonnes minutes à organiser notre paquetage, nous dérident. Nous sommes drôles. Enfin chargées comme des mules, nous avons le droit au doux accent québécois qui me fait tellement rêver et au expressions locales. Nous prenons le bus vers Montréal centre.

Un homme nous demande notre arrêt. Comme il s’en doutait, nous l’avons raté. Il nous explique comment rejoindre notre auberge et le chauffeur de bus nous laisse descendre en plein milieu de la route. Il fait 25°, un soleil franc et c’est sous ce beau ciel bleu que nous découvrons les rues propres et modernes, entre patrimoine « ancien » dans ce pays jeune et les gens aux styles très prononcés. Un bus jaune sur l’air  » Hey Mama » avec des surfers blonds aux fenêtres nous dépasse.

L’auberge de jeunesse ressemble à un petit mélange entre Harvard et Poudlard. C’est une bâtisse mitoyenne en pierre rouge avec une pièce à vivre chaleureuse, de grands escaliers en bois et des vitraux. Pour trouver un « dépanneur » (comme dirait Eric Emmanuel Schmitt, « l’arabe du coin, qui veut dire, ouvert tous les jours« , mais un terme beaucoup plus neutre et qui me plait mieux), nous nous retrouvons à traverser par hasard un festival d’électro bondé. Nous parlons vaguement aux personnes de l’auberge en rentrant, mais la fatigue du trajet nous achève.

Je ne sais pas encore donner de couleur, d’odeur, d’adjectif à Montréal, mais j’aime déjà son ambiance et ces gens.

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