Les parents

A mes parents, merci. Je vous aime. A mes parents qui ont fait de leur mieux et dont le mieux est qualitatif. A mes parents hauts en couleurs, forts en émotions, en contradictions et en bonnes intentions. A mes parents, les meilleurs que je pouvais souhaiter. A mes parents, bousculés par la vie, aimants envers et contre tout. A mes parents, humains, merci de ce don de la vie. Merci de votre engagement si fort.

Quel rôle difficile que celui de parents. Quel poids difficile que de donner la vie à un être que l’on ne connait pas encore et qui par notre volonté, va se confronter à un monde que nous ne maîtrisons pas.

Quel rôle alambiqué que celui de parents. Changer sa vie complète ou presque et faire le voeu de guider une vie jusqu’à la fin de la sienne. Soigner, éduquer, aider… Pour la voir partir s’envoler, ne plus avoir besoin. Car, on ne fait pas des enfants pour soi.

J’ai le sentiment que, si, nous ne faisons pas d’enfants pour eux même. Nous les faisons pour nous et apprenons ensuite à accepter de nous en séparer. Déchirure de la chair. Cri du coeur.

Quel rôle tenace que celui de parents. Les sacrifices engendrés. Les jugements rencontrés Et malgré les critiques et la difficulté, ne jamais abandonner.

Quel rôle émouvant que celui de parents. Dans le bonheur comme dans le malheur, ressentir aussi fort ses sentiments et ceux d’un autre être, encore plus fort que les siens. Je crois.

Quel rôle éprouvant que celui de parents. Les soins dans relâche de l’enfance, les tracas de l’adolescence, les divergences et les ruptures sur le chemin de l’adulte. Se heurter aux choc des générations, à l’altérité de l’être créé arrivé à maturité et détaché de son propre moule.

Quel rôle harassant que celui de parents. Un métier à temps plein, sans pauses ni vacances.

Quel rôle inquiétant que celui de parents. Ne pas tout maîtriser, ne pas tout savoir, être maladroit, vouloir bien faire, tomber à côté, réessayer, et s’en faire, avoir peur, mais pour quelqu’un d’autre que soi, plus que pour soi.

Quel rôle de haut vol que celui de parents. Un amour inconditionnel, un amour qui fait mal et qui fait du bien à la fois.

Quel rôle impossible de parents, un rôle parfait d’imperfections, un rôle qui se travaille toute la vie. Un rôle pour lequel il n’y a pas de cours, un rôle qui se vit, un rôle qui bouge et évolue. Un rôle de choix.

A mes parents, merci. Je vous aime. A mes parents qui ont fait de leur mieux et dont le mieux est qualitatif. A mes parents hauts en couleurs, forts en émotions, en contradictions et en bonnes intentions. A mes parents, les meilleurs que je pouvais souhaiter. A mes parents, bousculés par la vie, aimants envers et contre tout. A mes parents, humains, merci de ce don de la vie. Merci de votre engagement si fort.

Aux parents que je rencontre, de part mon métier, qui essaient, ratent, recommencent. Aux parents qui n’ont pas toujours les réactions attendues, qui font des choix. Aux parents qui pensent à leurs enfants, pas toujours comme il faut, mais, y a t il seulement une façon dont il faut ?

Au parents que peut-être un jour j’aimerais être. Accepter l’égoïsme de l’acte, la responsabilité d’une vie, les erreurs que je commettrai, celles que je pourrai réparer, et les autres.

La parentalité, si facile à atteindre, si difficile à vivre.

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