À mon âge, les festoches…

2019, dernier festival, Beauregard à Hérouville près de Caen. Un festival familial, qui commence à avoir sa renommée, pas mal d’attractions et de stands pour s’occuper entre les concerts. Un camping où il y a une fouille avant de s’installer et des gens civilisés.

2022, un ami va se produire avec son groupe de confinement, Jeùn Klaus (dont le fondateur est Nicolas, l’ancien membre de Concrete Knives). Bien sûr que je veux enfin le voir jouer sur scène ! Zool, bassiste des Lanskies, la Zoolette, Daniel sur scène (l’homme aux milles prénoms et pseudonymes). Il passe le samedi, mais le vendredi, il y a Orelsan. Plus de pass à la journée. Bon ok, ce ne sont pas mes 29 printemps qui vont m’arrêter, ni mon découvert, c’est parti pour un pass 2 jours camping inclus. Je motive les copines et en avant !

L’organisation…

Bon… Il faut savoir que nous ne brillons pas par l’organisation dans mes cercles d’amis. L’improvisation, la dernière minute et le retard guident nos vies. Oui, mais quand je paie un billet, j’aime arriver à l’heure ! Je me retrouve moins de 12h avant le départ à chercher une tente parce que la copine qui en a une n’arrivera pas avant le début des concerts et qu’il est hors de question pour moi de monter la tente pendant qu’un groupe joue.

1h30 de route de détour pour récupérer une tente et 45 minutes de trajet plus tard, je me retrouve à 17h sur le site pour monter la tente. Il n’y a pas de sardines, je me retrouve à quémander aide et sardines autour de moi. Merci Quentin, voisin de tente pour ton aide précieuse. C’est qu’il fait chaud à déplier le lit de camp dans une tente en plastique. 18h, je suis installée, avachie sur mon lit de camp à bouquiner.

La galère

De mon côté, à part une évacuation au concert d’Orelsan pour étouffement et angoisse de mourir piétinée, je n’ai pas rencontré de problème et le festival s’est plutôt bien déroulé pour moi dans l’ensemble.

En revanche, les copines ont bouchonné pour arriver dans le village, fait la queue mille ans pour pénétrer dans le site, la fouille et arriver sur la zone de concert, dû monter la tente en pleine nuit sur un camping blindé. Entre fatigue, agacement, étouffement, complexité, peur de rater la tête d’affiche, concert séparées… Pas fou.

Le samedi, la copine du bassiste de Jeùn Klaus n’était pas enregistrée comme prévue dans les invités VIP. Impossible donc de déjeuner à la tente comme prévu, Obligées d’attendre en plein soleil. Se séparer…

Retourner près de l’église à pied sous le soleil chercher la voiture et les affaires de camping de cette dernière.

Quel public !

Je constate qu’aucune famille ou si peut sont présentes… Je fais partie des doyens et je n’ai pas 30 ans. Vous commencez à voir venir la chose?

Des hordes de jeunes de la 20aine, bridés depuis 3 ans avec le COVID qui peuvent faire entrer de l’alcool sur le camping et enfin faire la fête. Je ne mets pas tout le monde dans le même panier, mais des clans de mecs torses nus ( je ne peux même pas écrire torse poils, poils n’étant pas encore là), avec des barnums et des tables couvertes de bouteilles d’alcool, des enceintes géantes à passer du Patrick Sébastien et du rap douteux… Alors j’ai trouvé cette immersion très drôle en arrivant à 17h, je peux t’assurer qu’à 5h du matin après les concerts, quand j’ai constaté que le bruit avait doublé, j’ai déchanté. S’endormir dans ce bordel sans nom… Mission impossible. Je me suis réveillée toutes les heures avec des rêves étranges au sons des disputes. a 6h, une bagarre me tire du sommeil et j’ai peur. Je me roule en boule sous mon lit de camp, les cris se rapprochent et j’ai peur qu’ils tombent sur ma tente. Merci la sécurité !

Le samedi est plus doux de manière générale, mais j’assiste à des actes très étranges : lancé de table de camping sur la tête des copains « pour rire », s’alcooliser dès midi en plein soleil, irrespect des bénévoles aux douches et pour la propreté du site….

Dans la foule, je note une envie de bousculer et de faire le bazar irrépressible. Lancement d’un pogo sur des musiques qui ne s’y prêtent pas du tout par exemple. Je n’adhère pas.

Les plus !

Il y a tout de même eu du positif !

J’ai apprécié le côté petit de la manifestation, ne pas avoir à galoper sur de grandes distances du parking au camping et du camping aux scènes.

Merci pour les pissotières femmes LAPEE, beaucoup plus pratiques que de faire la queue mille ans !

Merci aux bénévoles qui assurent propreté, renseignements et aides sur le site.

Merci à la sécurité et la croix rouge pour leur travail efficace.

Se retrouver à danser sur de l’électro à 5h du matin avec les copines, une pinte à la main, la folie autour de nous et le bonheur d’être ensemble, ça c’était génial !

La vie de camping du samedi : lecture en petit déjeunant sur mon lit de camp, douches froides par 35 degrés, discussions avec les bénévoles et les voisins de tente, jeux, atelier bulles et paillettes avec les copines… Tout ça c’est très vacances.

Voir un pote sur scène, c’est top. Crier « Zool on t’aime!!! » fait. Je n’ai pas oser jeter ma petite culotte (propre), une prochaine fois peut être !

Découvrir de nouveaux artistes, des genres que je n’aurais pas écouté de prime abord.

L’échange et le partage. Avec les inconnus, avec les amis.

La contre soirée dans la tente quand on a froid et qu’on est fatigués. S’endormir avec les derniers concerts.

Bref, j’ai fait un festival.

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