1, 2, 3 séance et on saute ! & Horse girl day

Premier cours, je reprends contact, deuxième cours, je suis plus à l’aise et je galope un peu, troisième cours… Contre toute attente je saute.

Avant il y a la préparation de Windoz, évidemment. Je suis contente de voir que rédiger mes petits articles me permet de retenir des informations, comme le sens des jambières. J’ai un peu plus d’assurance à préparer mon poney.

Définitivement, je suis ballottée, tanguant dangereusement vers l’avant. Qu’à cela ne tienne, je veux persévérer. J’ai l’impression qu’en fixant un cran au dessus de mes capacités, je vais plus vite régler les difficultés de positions et d’équilibre. Du moins, je ressens encore mieux les incohérences de mon corps qui ne suit pas celui du cheval. Moi qui ne sait pas galoper assise, le saut est plutôt une bonne option pour moi. L’équilibre me permet de trouver la position de mes jambes. Pas encore assez pour que ça s’imprime en moi.

Cela faisait bien longtemps que je m’étais sentie aussi énergisée après une activité. Tous domaines confondus. Quand je rentre du centre équestre, j’adore sentir l’odeur du cheval, de la paille, du cuir et même du crottin. Je me délecte de la sensation de la selle et des lanières des étriers encore sur mes jambes. Et même les poils et les crins sur mes vêtements sont une vision agréable. Je sens le filet de sueur le long de ma colonne, je sais que je me suis encore dépassée. A mon petit niveau.

Je redécouvre l’émotion de se sentir fière et de visualiser un progrès physique. J’ai moins mal à certaines parties de mon corps qui prend le pli.

Jeudi férié, jeudi Poney !

Je suis contente qu’Isabelle m’ai proposé le stage. Il n’y a que des adolescentes, néanmoins, l’ambiance est plutôt détendue, les niveaux disparates, je suis la moins douée, clairement.

A l’arrivée, point de poneys, nous prenons les numéros et en piste pour préparer le parcours d’obstacle. Une des cavalières passent un concours de saut le dimanche, il faut s’entrainer. J’apprécie ce moment de préparation. Outre aider ma monitrice seule pour abattre le travail qu’incombe la gestion d’un centre d’une trentaine de poneys, cela démystifie un peu la présentation d’un parcours de sauts.

Je retrouve le plaisir de préparer mon poney sans être scrutée, puisque nous sommes 5 à monter, et donc 5 à préparer nos poneys, dont certaines, si elles sont meilleures cavalières ont encore besoin d’un peu plus d’aide que moi pour la selle et le filet.

J’apprécie le début de reprise avec la possibilité de se déplacer dans toute la carrière aux 2 allures loin des autres. J’ai l’impression de travailler mes aides pour la première fois en collectif. C’est la découverte de différents cavaliers, mais aussi de nouveaux poneys. J’ai bien vu des vidéos, il n’empêche que rien de mieux que de rencontrer en chair et en os ces équidés aux caractères variés. Saphir, un gris plus fin que Windoz, Betty la jolie baie prête pour son concours de dimanche, le têtue petit caramel la terreur des grands gris qui mord toutes les croupes à portée de dents. Il y a aussi le grand Jaquot, gris pommelé, qui fait la taille d’un cheval. Igan le petit pie coquin. Tout ce beau monde s’anime sur la carrière.

Matin saut d’obstacle, nous passons chacun notre tour. Etant la débutante de la reprise, je démarre avec des barres au sol, puis montées de quelques crans. J’en enchaine deux. C’est déjà bien. Je me sens plus à l’aise que la séance précédente, même si mon corps refuse de rester en arrière.

L’après midi, nous faisons du dressage : carrière réduite de moitié, rectangulaire avec un codage lettré pour déterminer les déplacements. Une petite de 8 ans vient monter, problème : elle ne sait pas trotter ni galoper. Divine mord les fesses de tout le monde. Windoz se traine et je me fais rattraper par la tête de file. La reprise est un joyeux bazar. Isabelle doit reprendre Caramel à la longe. Nous passons donc un par un pour le galop. Stupeur et rires quand on s’aperçoit que je monte depuis le matin avec un étrier plus court que l’autre. Finalement, c’était honorable de sauter de la sorte avec une asymétrie pareille!

La douce surprise, c’est la fin de journée, on déselle les poneys, et direction le paddock pour monter à crue. Je ne l’ai jamais fait. Ou très vite au pré. Je n’ai jamais trotté, encore moins galopé à cru. Chacun notre tour nous passons. J’ai terriblement peur de glisser, mais je parviens à faire plusieurs tours au trot. J’aimerais tenter l’expérience plus souvent, je suis certaines que cela travaillerait mon assiette (l’équilibre) et me donnerait confiance et satisfaction.

Une belle journée de poney qui fait du bien au corps et au moral.

Je stagne à la dernière séance en date. Si, pendant la journée de stage, j’ai eu un déclic au niveau de la position des pieds pour les demandes d’allures, je ne parviens pas à la retrouver. Nous faisons une séance de dressage pour travailler la direction, le regard, la position de la tête. Isabelle photographie ma position. Effectivement, je suis… Tout ce qu’il ne faut pas faire : penchée vers l’avant, talons pas assez bas et j’ai la fâcheuse habitude de fixer les oreilles de Windoz.

Je sens que le regard et l’aisance pour me diriger s’améliorent. En revanche, j’ai encore du mal avec les jambes. Je stagne. Il va me falloir refaire du trop assis et progresser à la bonne posture du cavalier.

Le petit bonheur de cette séance, c’est d’avoir réussi à galoper assise sur quelques foulées.

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