Il était une fois dans l’ouest du jardin

Il était une fois, dans l’ouest du jardin, un nouveau territoire à conquérir : le désert de terre. La géante avait fait trembler pendant des heures le sol, arrachant la forêt d’herbes et de tiges pour achever son œuvre en faisant pleuvoir des grains de terre noire et odorante. Désormais, un mur séparait le territoire vert d’un désert de terre. A l’abri dans notre domaine de la haie, nous observions par le trou de notre coquille ses aller et venues.

Quand le grand froid frappa, la géante ne réapparu pas. Ni même quand cela commença à se réchauffer. Ça sentait bon les jeunes pousses à dévorer. Il nous fallait rejoindre cet Eldorado, nous, le duo d’escargots !

Petit à petit, glissant le long de la haie, nous approchions de notre but. Et puis, à quelques pieds de là, une musaraigne sortie d’un trou entre ma haie et le mur.

 » qu’est ce que vous faites là les gars? »

«  toi qu’est ce que tu fais là ? » Rétorqua mon acolyte Lolo l’escargot.

«  j’ai fais mon nid dans ce trou, et vous arrivez sur mon territoire.  »

«  impossible que ce désert de terre soit déjà conquis ! Nous avons glissé le plus vite possible dès que la voie fut libre !  » M’étonnais je.

 » A croire que vous n’êtes pas très rapide mes gars. Tandis que vous lambinez à vous trainer sur votre pied collant, je trottine et je galope rapidement. » Se moqua la musaraigne.

Ne vous moquez jamais de la vitesse des escargots. Lolo et moi échangeames un regard, du coin de la tentacule oculaire. Nous étions aussi enragés l’un que l’autre. La musaraigne se tordait de rire.

Sans baver « gare », nous etandimes le coup et croquerent l’oreille de la musaraigne. En se relevant, elle nous souleva et nous pûmes nous coller à son pelage pour commencer à la déguster vivante. Et comme elle nous pensait lents, nous avons pris tout notre temps au son de ses couinements.

Ni la nuit, ni le soleil, ni les limaces, pas même les pousses de vivaces ne vinrent perturber notre vengeance.

Nous voulions ce territoire. Le désert de terre nous appartenait.

Lolo acheva la cervelle tandis que je léchais l’os. Restait le squelette, trop dur pour nos humbles petites bouches.

 » va falloir qu’on fasse savoir qui commande ici. » Dis je à Lolo.

Ce dernier, dans un acquiescement des tentacules, hissa le crâne de la musaraigne sur sa coquille.

 » le massacre nous suivra partout sur notre territoire. »

Et le duo de Lolo et Popo les escargots régnèrent sur le désert de terre… Jusqu’à ce qu’un gant de géant vint les ramasser. Eux et leu crâne de la musaraigne.

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