Montréal 4, Jean Talon, »chaussettologie »& Mont Royal

Montréal – jour 4 – 13/09/2015

Fatiguées, motivées, heureuses et définitivement intégrées au Canada. Nous vivons enfin comme à la maison pour le petit déj’, nous avons pris nos marques. Nous retrouvons Nick et Alex , échangeons un peu en français avec une étudiante d’Ottawa.

Cette journée commence par une heure de marche sous la pluie battante. Pas de quoi nous laisser abattre! Nous nous réfugions à la cathédrale catholique où la messe est donnée. La chanson religieuse reprend étonnement l’air de la chanson de Michel Polnareff « il y avait, du temps de grand maman… » La chanson a-t-elle traversé l’Atlantique pour se retrouver à la messe ou Polnareff lui a-t-elle fait rejoindre le vieux continent pour la populariser? Mystère. En tout cas, cela me prend les tripes. Je pense à mes parents.

Nous arrivons enfin à la station de métro pour monter au marché Jacques Talon. (C’est drôle, dans mon souvenir Nous visitons donc la banlieue, découvrons des produits du terroir québécois. La décision est prise de déjeuner sur place après la stimulation olfactive et visuelles ! Soupe ratatouille. Orgasme culinaire.

Nous souhaitons également rejoindre le centre olympique. La météo nous pousse à rentrer assez vite.

L’humour Québécois me plait beaucoup

Coincées dans un café pendant l’orage torrentiel, je rédige ces quelques notes avant une soirée calme. Un restaurant peut être en perspective. De passage à l’Office de Tourisme, nous en profitons pour utiliser les cabines téléphoniques (j’ai l’impression d’être un dinosaure à écrire cela), pour annuler notre réservation d’Hôtel à Trois Rivières, le couchsurfing est bien plus séduisant. Ce n’est pas une mince affaire. Nous nous attendions à ce qu’un paiement nous soit demandé, nous n’avons jamais réussi à insérer nos « coins » même après l’appel… Mystère et boules de gomme…. Jusqu’à ce que la conseillère en séjour nous explique que les numéros « 810 » sont gratuits. Mystère de la cabine généreuse résolu!

Nous nous découvrons une passion pour remplir les avis et noter les offices et lieux d’accueil. Toutes deux dans le milieu du Tourisme, déformation professionnelle. Nous en rions. Tout comme nous rions de nos têtes sur les photos. Je me sens bien avec Romane. Nous avons toute confiance l’une en l’autre, aucune gêne et de bons fous rires. C’est donc assez facile de lui confier mes soucis de transit, mes envies pipis et mon envie de faire le moins de lessives possibles pendant ce voyage. Aucun complexe. C’est donc tout naturellement que nous nous adonnons à la « chaussettologie » en nous reniflant mutuellement les chaussettes afin de déterminer qui détiendra le record de la chaussette le plus longtemps portée sans odeur et qui aura la chaussette la plus puante avant de craquer.

C’est un séjour sous le signe de l’entente et des rires.

« You inspire me girls« . (« vous m’inspirez les filles« ) C’est ce qu’une jeune polonaise hôtesse de l’air mariée à un canadien nous dit à l’auberge. Inspirer une voyageuse, c’était improbable pour nous, qui commençons à peine l’aventure. Néanmoins, nous sommes touchées et fières de notre parcours en cours. Nous parlons avec différentes compagnes de chambres. Et c’est agréable de se sentir dans le groupe. Soirée rangement , travail de la langue anglaise, car, oui, j’ai emmené avec moi un guide de grammaire, conjugaison et vocabulaire d’anglais , et dodo.

Cette photo ne veut pas se mettre dans le bon sens… Mais je la poste quand même !

Montréal Jour 5 – 14/09/2015

Nous démarrons doucement, comme tous les matins. Le temps semble clément bien qu’encore humide. Nous nous attaquons à l’ascension du Mont Royal, grand parc de Montréal, 10km de parc. Nous ne faisons que quelques petites boucles. Les arbres sont encore mouillés des dernières pluies et nous arrosent pendant la montée des escaliers glissants. Les troncs sont noirs, une brume se dégage à mi-hauteur et au dessus de la ville. Une double couche brumeuse. L’atmosphère est mystique. A tout instant, un centaure, un elfe ou une fée pourraient surgir. Nous sommes seules, croisant seulement quelques joggers. Très vite, le manteau et la polaire semblent de trop. C’est en T-shirt, en sueur que j’atteins le belvédère. La vue est splendide. Les collines embrumées s’offrent à nous, derrière un gigantesque chalet. Sculpté, peint, avec de grands fauteuils de barons à disposition. J’imagine facilement une réception après la chasse de la haute bourgeoisie, plus classiquement un mariage.

Nous poursuivons notre balade dans les chemins tranquilles et nous arrêtons observer les écureuils, près du lac au castor. Nous poussons au prochain chalet et redescendons vers le campus de Montréal. Pendant quelques secondes, nous avons la sensations de faire partie de tous ces étudiants autour de nous.

Nous retournons déjeuner aux 3 brasseurs, que je pensais jusque là n’exister qu’en France. Vers 15h, c’est l’un des rares établissement qui serve encore. Nous nous posons finalement place Cartier pour profiter des rayons de soleil qui pointent, observant la vie alentour.

Nous errons une dernière fois dans les rues avant de nous lancer pour 3 km à pieds avec nos sac à dos. Un jeune étudiant en urbanisme discute avec nous et le trajet semble moins long. Un petit vieux nous accompagne jusqu’à la gare routière. ( je regrette de ne pas avoir noté plus de détails sur les gens rencontrés)

Mon trajet est un peu gâché par l’angoisse des cours. Quelle idée de m’inscrire en L3 LLCE anglais et entamer ce voyage de front! Ce n’est pas aisé de travailler sur mon téléphone, il le faut pourtant. Mes insécurités amoureuses pointent. Mon cher et tendre ne me parle que trop peu, je panique, j’ai le sentiment qu’il s’en fiche de moi. J’essaie de me rassurer que cela ira mieux au retour.

(2022 En relisant ces lignes, que de chemin parcouru ! Au sens propre comme figuré. Je constate les progrès d’observation de la vie et des gens entre alors et maintenant, le travail sur moi, la confiance et les insécurités. L’homme qui partageait ma vie à cet époque n’est plus mon compagnon actuel. Il a néanmoins beaucoup compté pour moi et je suis respectueuse. Je constate combien j’étais immature à ce niveau et combien j’ai grandi et progressé pour me diriger dans une relation beaucoup plus saine, des comportements et des libertés plus vivable des 2 côtés. SPOILER ALERT : je n’ai pas validé ma L3 LLCE Anglais. )

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